comme de la fumée

Le temps ne passe pas. Il bat, à contretemps.

en faisant coulisser la rue sur le soir, ce qui se laissait voir, c’était au loin la descente vers toi, au près l’impossibilité de rejoindre, et de là, une immobilité pénible, un entre deux qui prenait toute la place. Alors s’asseoir ici, et faire le compte. Sur le mur – « faut-il croire les mimes sur parole ». Un livre dans la poche. Se mettre à le lire sur le champ. Prendre des notes pour plus tard. Le temps n’est pas passé. Mais autre chose que lui, de plus sourd et de plus lâche, de plus désœuvré – qui se nomme peut-être l’attente, ou plus sûrement, demain (il fera jour).


