2.8.06

du temps perdu

Pont neuf - Orage ; vingt-et-une heure quarante.

C'est une histoire de temps.
De temps perdu.
De temps qui passe - au dessus de Paris,
Du temps qui pèse comme un couvercle.
Une histoire de temps qui ne passe pas.
Et qui dure.
Et qui soulève encore les peaux mortes du ciel.
On tremble.
On voudrait que cesse le temps, on voudrait s'asseoir au pied de l'histoire.
La voir s'échouer quelque part derrière la ville.
La lumière faiblit, on ne voit qu'elle.
Le temps perdu ne se rattrape pas.
Mais le temps passé à le perdre, voilà l'histoire.
En voilà le terme.
Il ne fait que commencer.

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