24.9.06

de la communication - et du reste

Henri Michaux
"volonté, mort de l'art"

Mais c'est une façon d'ouvrir, de creuser, de remuer. C'est une manière de prolonger par d'autres moyens la colère de n'être que soi même. C'est de cultiver la haine du lieu, aussi. De trouver des raisons de n'être pas d'ici. Ce n'est pas parler. Ou transitiver sa vie. De faire de la vie quelque chose à faire, à gagner, à communiquer.
C'est un contretemps. L'espace ici, le temps. Ici, ce n'est pas communiquer. C'est remuer, creuser, ouvrir. Ici. C'est une erreur. Une béance. Ce n'est pas cultiver les mots, comme des esthètes. Au contraire. Mort de l'art sinon. C'est une façon d'ouvrir, de creuser, de remuer, de continuer. Mort de l'art. Partout, mort de l'art où il y a communication. Où il y a de l'art comme objet de culte, comme objet. Qu'il crève après tout. Oui, qu'il crève. Le reste continuera - à remuer, à creuser, à ouvrir. Les relations se feront quand même. Mais ici, là, ailleurs, dans le contretemps, dans le journal d'un temps qui se donne l'espace à remuer, à ouvrir, à creuser - l'essentiel.

6 commentaires:

Patch a dit…

j'aime bien ce texte

Anonyme a dit…

Ce qui est mort ne tombe pas hors du monde. La communication se fabrique aussi dans ce monde navrant. A cultiver autrement.

Anonyme a dit…

Ce qui est mort ne tombe pas hors du monde. La communication se fabrique aussi dans ce monde navrant. A cultiver autrement.

fiona a dit…

je ne loupe pas une virgule d'ici, même si je tais mes mots

Patch a dit…

c'est un compliment non? on sait pour mieux écouter

Arnaud Maïsetti a dit…

@ anonyme (?)
La communication me sert.
Je ne la sers pas - enfin, je crois.
Merci pour la visite en tout cas...
Je continue de semer, on verra ce qu'on récoltera.

@ fiona
...

@ patch
"on se tait", c'était ça ?
sans doute, oui.
c'est une forme de réponse aussi - une communication dérobée, suspendue, invisible (plutôt que muette). Oui.