6.9.06

l'apprentissage de la résistance

That there, that’s not me
I go where I please

(Tous les jours. Pas à pas, c'est de suivre les traces qu'ils sèment - et bifurquer. Regarder comment bifurquer, et où. Suivre les traces. Comme de la lumière sur le sol - par exemple. Juste de la lumière. Juste le sol qui reçoit de la lumière sale. Et prendre assez d'élan pour bifurquer. L'important. Je n'écris pas ici pour avoir à me justifier ailleurs. Ici, ce n'est pas trouver un alibi. Mais démasquer. (Les crimes de la réalité. Les blasphèmes auquel on ne participe pas assez.) Je n'écris pas pour semer les traces où revenir, au contraire : l'effacement progressif. (Voilà l'important). Et l'important c'est de marquer l'élan d'où repartir - prendre l'élan pour ne pas s'en tenir. Ici, voir d'où les choses viennent, ce à quoi elles résistent. C'est de voir comment les choses tiennent, ne se passent pas - mais résistent.
Ici.
Pas à pas, c'est l'apprentissage de la résistance.)


4 commentaires:

Patch a dit…

alalala, j'arrive jamais à voir ce que tu veux dire, par contre c'est mieux écrit, j'ai réussit à finir le texte (ce qui a du ne m'arriver que 2 fois)

Arnaud Maïsetti a dit…

si j'avais voulu dire quelque chose, je l'aurais dit.

plus sérieusement, j'aime bien ton honnêteté.

plus franchement, ce que j'ai voulu dire ? c'est dans la langue que je le dis, et si ça résiste, si le sens résiste, se donne tout simplement, et résiste chez toi, c'est tant mieux (chez moi aussi - mais s'il fallait écrire sujet-verbe-complément ; et ma petite vie et comment je fais pour te faire comprendre ce que tu comprends pas - tu ne commencerais même pas à lire (et tant mieux (bis) !) donc - voilà : que ça résiste, que les choses ne se dévoilent pas toutes seules, que la valeur des choses sont dans leur épaisseur. Briser les lignes. Ne pas suivre les lignes tracés toutes seules sur le sol. Pas seulement bifurquer pour bifurquer. Mais pour faire acte de résistance. Je sais que tu comprends ça.

et puis pour être plus clair, je vais citer un truc que j'écoute en ce moment, c'est pas mal, et c'est exactement ça :

How can you cry
And break everything
How can you still
talk about your love
Why is the WORLD this dark
Everyone has is face
Why did you close the door
When you weren’t safe

etc.

et parce que si les réponses à ces questions (why did you close the door) se donnaient toutes seules, à quoi bon.
Voilà...

La porte s'ouvre toujours sur une autre...

Patch a dit…

ouaip je vois ce que tu veux dire, mais je passe au dessus de tout, je n'arrive pas à m'impliquer dans ce que tu dis d'une quelconque façon ni en projetant ni rien, (parceque je pourrais mettre pleins de "ni" (comme dans sacré graal ahaha (désolé pour la référénce)) pour essayer de tout dire, ce que je n'ai pas le courage de faire) et que je trouve ça dommage, car derrière la surface opaque de ce que tu dis il y a des couleurs.

c'est beau quand je suis poète. je vais aller pleurer devant mon lyrisme tient. en tout cas je continue d'essayer de te lire, babayou petit filou.

fin alternative :
bon bah allez je te laisse.

Patch a dit…

oh merdemerdemerde, j'avais pas vu, tu m'as carrément cité, j'en suis tout estomaboulé. au fait ce que j'ai dit avant moi même je capte pas ce que ça veut dire (c'était d'ailleurs le sujet du debat, qu'il est fort pour lier la forme et le fond ce patch!)

un de ces 3 je te chanterais six feet under en direct live, ça me fera sincèrement plaisir.