7.10.06

de biais

Saint-Eustache

"Au centre, rien ne bouge." Une boule de feu, qui s'éteint. Des déplacements immobiles irriguent lentement le corps, de l'intérieur, vers l'intérieur. Si je voulais en parler, il n'y aurait pas d'autres mots - au centre, toujours le même centre, toujours le même rêve. Je ne le vois pas, et je l'oublie comme je le peux. Ce que je vois, c'est comment les ombres se déplacent, tout autour - comment l'espace s'organise, privé de lumière. C'est aller au théâtre, et se placer sur le côté - intercepter le regard des acteurs, les faucher, de biais, dans leur élan. Sans qu'ils le sachent. Alors l'écrire, ou non. Ici, l'écrire. Mais l'essentiel est ailleurs. Dans les espaces qui s'éteignent seuls, les regards qui ne sont pas adressés, et se volent.

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