15.10.06

de quel poids

Rue Madar - sur un mur

Sur de nombreuses rues, transversales aux habitudes, je peux compter le nombre des foules, je peux voir la direction des pas, et deviner sous chacun d'eux le poids des jours, plus nombreux à venir - mais tous les autres jours passés vont peu à peu s'alourdir et finiront pas les écraser. J'assiste. Sur les affiches froissées, les traces des révolutions minuscules. Ou d'autre chose qui n'est pas passée. Et quand je pense, rue Madar, ce matin, la lumière blanche qui soulevait à peine la poussière sur le sol, j'entends le bruit mat du trottoir, et les conversions étouffées. Je me demande quelle appartenance, de quel poids ce jour s'est chargé - jusqu'où va-t-il le porter. Je me demande seulement jusqu'où les poings levés.

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