17.10.06

"défilé creusé"

Couloir - ce soir, comme ce matin

(...) Où où ouvrir les prisons sur la scène du nouveau-né ou sur rien ne veut rien dire sinon défi, défilé creusé dans les cimes, dans les cimetières qui sont des berceaux, des os, des seaux de lait enterrés dans la matière d'une matrice d'où on déterre tous les jours le même ver de lait d'être fou, fourré dans ce rien qui est tout, dans ce rien qui s'entoure de toutes parts par lui même et qui sape, qui s'appelle pomme ou prison (...)

Comme le soir, le matin, le même, et encore - plus blanc, et plus serré contre lui-même, contre sa peau morte tombée à mes pieds, une de plus, et puis plus rien, une de moins, plus rien, seulement le reste qui continue, les corridors qui s'ouvrent sur les espaces balisés, les espaces sans espace, les terrains connus et délimités par les lignes brisées des lumières qui donnent la direction, voilà. Les territoires sans lointain. Les limites partout, dès le pied posé, le premier pas jeté en avant - avalé par la limite. Quand on rentre le soir, les mêmes couloirs, et pourtant. Quelque chose se déplace - les lignes de plus en plus brisées, les espaces éparpillés par le jour écoulé - un défilé creusé comme une épaisseur de moins à traverser, une de plus à oublier.
C'est une prison rongée de l'interieur par tout l'espace qui déborde.

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