4.10.06

dérive

En bas des marches

La fatigue est plus lente - elle dérive. Je ne vois pas le jour tomber. La fatigue du matin, du soir, se prennent la main, je ne les distingue plus. Mais je me lève encore. Le matin est là. Ce n'est rien. La fatigue aussi. Elle commence, elle va s'étendre, elle est si lente. Elle parvient jusqu'au soir sans effort. Et le soir tombe bien avant le jour ; il faut continuer. Histoire de lumières qui persistent. D'escalier pas encore trop haut. Histoire de faire ce qu'il reste à faire.

Lu cette phrase ce soir - "c'est déjà bien assez de n'être pas un mort"
Bien assez, ce n'est pas suffisant.

2 commentaires:

jeremie_scheidler a dit…

pas un mort, ce n'est pas encore un vivant, le probleme est sans doute plus complexe que ça, il est surement ailleurs…
Qui a ecrit cette phrase ?

Arnaud Maïsetti a dit…

S-J Perse