25.10.06

fenêtres allumées sur la nuit

Au pied du mur - plus bas (Jussieu)

C'est lorsqu'on lève les yeux au ciel, qu'il change. Lorsqu'on s'adresse à la partie de la nuit la plus opaque pour simplement s'y voir, qu'il s'efface - et s'ouvre transparant aux couleurs impossibles du soir. C'est lorsqu'on lève les yeux au ciel, qu'il s'échappe. Il se détache, et puis s'évanouit. Sous les tours bâties comme des tombeaux, je me tiens, et ne renonce pas - au pied des navires de pierres, des fenêtres allumées sur la nuit - je me tiens, là ; au coeur des immeubles dressées comme des échaffaudages, rien d'autre que ces lumières éteintes, ces cris sans témoins. Non, rien d'autre que la ciel qui s'accroche - et quand on lève les yeux au ciel, ce n'est que le ciel, qui s'en va. Une tour inutile de plus plantée au milieu de la ville le porte, et soutient pour un moment ses échappées mauves, ces trouées offertes aux dernières heures. Quand je lève les yeux au ciel, j'imagine ce qui pourrait le remplir - le cri qui pourrait le chasser, les prières qui sauraient le retenir. Les lumières ne s'éteignent pas. Au matin, elles se confondent avec l'indifférence du lendemain.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

nouveau départ

les mots ne sont plus si silencieux


http://logorrhee.hautetfort.com/

Ogareff a dit…

Du jus dans les cieux, quoi...