3.10.06

sur les écrans du monde

Dehors

Sur les écrans du monde sans arrêt en flux continu, en flux tendu, partout et encore, le reflet des habitudes, des masques figés sur les habitudes, des grimaces exposées comme des hontes, à se passer les nouvelles perdues du temps déroulé, et sur les villes en pleine nuit jusqu'au petit matin, et séchées toute la journée au rebord des fenêtres, les nouvelles pour exister, pour ne pas cesser d'exister, sur les écrans du monde brisé le bruit poursuivi des images arrête les instants et les transforme en histoires, des histoires sans repos, des histoires pour ne plus avoir à les inventer, pour ne plus avoir à y croire, la légende défile sous les images et pense pour nous la pensée sans histoire des nouvelles vieilles d'avoir traversé la nuit jusqu'au petit matin échoué sur la journée finalement - sur les écrans du monde, la veille conduite et poursuivie jusqu'à ne plus exister qu'en différé.

3 commentaires:

prixdeflore2006 a dit…

L'histoire se fait en direct comme une sélection de bêtisier et les publics des plateaux applaudissent pour mieux se sentir happés par le vent de l'histoire.
D'ailleurs on invite plus les historiens sur les écrans. Ils font tâche.

Arnaud Maïsetti a dit…

"et gris sur gris, elle ne se laissera pas recouvrir par du gris..." Et l'oiseau de Minerve se confond dans le crépuscule avec son ombre.

Arnaud Maïsetti a dit…
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