6.12.06

aux doigts de rose

traînées de matin (ce matin)

jet de sang sur la main comme dans l'esprit, vide écoeuré devant son étendu, large plaie au dessus de la ligne de vie, attente crispée devant le matin dans le froid et l'attente crispée, cellules qui s'amenuisent, qui rétrecissent, cellules ouvertes, souffle court, souffle coupé, le coeur bat hors de la poirtine (les battements sont si rapprochés, c'est comme un seul battement), cellules qui s'effritent, cellules délabrées où on entasse les pensées, (où elles débordent), et au dessus de la douleur de la main : la douleur souterraine du vide, la douleur grande ouverte dans le ciel laisse passer un peu de sa liqueur froide (cellules qui disparaissent), sa liqueur acide et blême, sa liqueur écoulée sur la peau qui ravive la blessure

2 commentaires:

Patch a dit…

"aux doigts de rose"

je n'ai lu que ça / j'ai bien aimé.

m a dit…

aux roses de doigt