31.1.07

les cloisons

"ce qu'il faut de poussière"

Crevaison pour le monde qui s'arrête, trébuche sur ses propres pas. Dans la rue tout à l'heure, une longue file de voitures qui hurlent. Pas besoin de se pencher. Dans l'immeuble, des coups sourds, des moments d'arrêt qui signalent l'imminence d'un coup sourd de plus, on abat les cloisons. On fait tenir les murs. Le plâtre dégouline du plafond. Je ne trouve pas le sommeil, je ne trouve pas l'envers du sommeil non plus. Dans le noir tout à l'heure, trouver un peu de fatigue tassée au fond du lit, et s'allonger tout contre elle pour ne plus entendre.

30.1.07

dans le crâne les couloirs

Rue du Helder - peut-être

p.s : ne pas oublier de revenir ce soir remonter les couloirs et revenir jusqu'ici pour ne pas oublier ce soir de monter les étages et traverser les couloirs jusqu'ici ne pas oublier de ne pas oublier ce soir de fermer la porte derrière moi au dehors et allongé dans le crâne ne pas oublier de ne pas revenir vraiment avec la même peau que ce matin ce soir ne pas oublier jusqu'ici de remonter et revenir la porte derrière moi claquée et voilà la peau grattée jusqu'ici à la faire disparaître pour ce soir voilà

28.1.07

étouffé

"là où la terre s'achève"

Puis de nouveau sur le sol, le reflet sali de l'eau, la trace du ciel sous nos pas qui franchissent d'un bond son ombre, de nouveau à même le sol, le rire étranglé de ceux qu'on invisible sans effort, le rire étouffé des bas-côtés de l'histoire enveloppée sous les couvertures, le sang dans nos mains qu'on tend, le don qui se refuse

25.1.07

"la plus émouvante réponse"

Marché aux fleurs, place des ternes, fermeture, persistances

Dehors, ce soir, je passe seul devant la fermeture des magasins, et les fleurs attendent, elles aussi, qu’on les jette, ou les repousse dans un coin où elles ne brilleront plus. Ce soir - je pense au matin. Aux fleurs du matin.

"Le bon vent qui nous emporte ne tombera peut-être plus puisqu'il est dès maintenant chargé de parfums comme si des jardins s'étageaient au-dessus de nous. Nous touchons en effet le Quai aux Fleurs à l’heure de l’arrivage massif des pots de terre roses, sur la base uniforme desquels se prémédite et se concentre toute la volonté de séduction active de demain. (…) Tandis que comme en rêve, on étale toujours devant nous d’autres parterres, vous vous penchez longuement sur ces fleurs enveloppées d’ombre comme si c’était moins pour les respirer que pour leur ravir leur secret et un tel geste, à lui seul, est la plus émouvante réponse que vous puisiez faire à cette question que je ne vous pose pas." *

* A. Breton, L'Amour fou

Et la réponse par le soir donnée vaut plus que la douleur reçue du froid qui passe, et ne dépose rien, du jour qui traverse, et continue plus loin, sa lente descente en moi, descente jusqu’ici, descente muette, chargée du parfum des rues vides.

22.1.07

"restent couchés dans la nuit"

Quelqu'un vient

Cet hiver, tenu droit dans l'entrée, tenue correcte dans l'année, cet hiver ligne de partage, de bascule, d'étirement des jours, jusqu'à ce qu'ils deviennent la nuit, cet hiver a tourné autour de moi assis, de moi couché, de moi debout pour obéir aux mouvements des jours, des nuits, de l'organisation planifiée du temps, cet hiver est passé pourtant.

Le jour ne dure pas, l’hiver dure, les jours ne comptent pas, sont de la nuit, se lèvent la nuit, ne durent que quelques heures, se couchent la nuit, essayent de se lever, se lèvent avec difficulté dans la nuit, et se couchent, baissant dès qu’ils se sont levés, dès levés, les jours ne parviennent pas à se lever, ils se couchent dans la nuit, vont baisser, ils ne veulent pas se lever, ils restent couchés dans la nuit (…) *

* C. Tarkos, Anachronisme

Cet hiver - les jours se sont levés plus lentement encore, et quand la porte derrière laquelle j'attendais s'est ouverte, le jour engouffré du dedans a traversé le dehors et m'a avalé.

21.1.07

Ternes

Rue Fourcroy

l'escalier raide, monte, grimpe, jusqu'en haut dévale, brise, coupe les jambes, le souffle, en descendant c'est pareil, passer une porte, deux, se retrouver dehors sans être prêt, les rues se perdent entre elles, Ternes allumé pour vendre, en haut, on défile toute l'année en bas de l'Etoile, et en haut, on regarde Etoile voir défiler toute l'année les voitures, les passants, les marchands, et les vélos, les pas au pas descendre et monter les champs au pas, d'ici, j'imagine très bien ce que ça doit être, d'ici, temps faible, temps en creux du temps, vide, temps vide, et pourtant, l'espace entre chaque marche est le même, l'escalier paraît si haut, on dirait qu'il va tomber

18.1.07

le reste

"ce n'est pas ce que je dis"

Lentement la place d’où - le reste à travers logé dans un coin de la tête, par-dessus le fleuve, c’est grand, tout l’espace qui traverse, à travers, reste posé tout contre, posé là, c’est plus grand que le fleuve, la place d’où il avait dirigé l’univers - c’est une voix qui continue, qui poursuit, le reste à travers logé, comment s’en défaire, commencer par – son ordre de valeurs et séparé le bien et le mal – et puis s’arrêter un peu, au dessus du fleuve, mesurer la longueur du soir, étalé devant – le bien du mal, il vit que cela était bon – non – il quittait lentement la place d’où – devant étalé de noir, la lumière – il sortait, et il ne reconnaissait plus – plus rien dans le soir, plus rien d'autre, et le reste, il faudrait l'attendre, il faudrait attendre attendre une chose après l'autre, et les choses reviendraient, le fleuve plus grand encore, je verrai – la place d’où – ici, on est bien, au dessus du pont d’Austerlitz, (c’est une chanson aussi) c'est une façon étrange – de reconnaître le monde - étrange ce soir, de sortir dans les rues, c'est une façon nouvelle, d’abord face à soi, le monde vide, le monde grand et vide qui n’a pas d’endroit vraiment situé (c’est à l’envers, voilà tout : peut-être : non, pas même : alors c’est qu’on a perdu le sens, on l'a mis là, et puis, là aussi, là encore, on ne l'a plus retrouvé, quelqu’un est sans doute parti avec, ça veut dire) – lentement la place où il avait – et que faire ; pas grand chose d’autre. Attendre. La chalance. Disponible, quelque chose comme ça. Quelque chose viendra. Le reste logé viendra. C’est dans un coin. Ça reviendra.

"Quand Dieu quittait lentement la place d'où il avait dirigé l'univers et son ordre de valeurs, séparé le bien du mal et donné un sens à chaque chose, don Quichotte sortit de sa maison et il ne fut plus en mesure de reconnaître le monde." Kundera

17.1.07

Rocquencourt

D'un bout à l'autre du jour

(sans aucun doute ces fables tomberont et ne se relèveront jamais)

Cervantès

on suit les décalages, les jours d'après (les jours d'avant n'ont pas de couleur), on n’avait pas toujours bien compris, les décalages, où ils menaient, sur la grille, passage rue Rocquencourt, le fer blanc qui barre jusqu’à hauteur d’épaule et qui empêche, visage très loin, visage très furtif d’un cillement, les décalages mordent, on continue, on suit les pas, chacun de nos pas, chaque jour, les jours d’après n’ont pas de précédent, les juges dans des bureaux fermés, comptent les pages, comptent les hommes, on entend les escaliers craquer, on n’a pas compris, le cliquetis de l’arme, le sang éclaboussé sur les murs, et sur les draps rien, dans la bouche, quelques dents cassés sous l’impact, le jour d’après n’est pas venu, les décalages commençaient, on pourrait attendre tout le jour, le jour suivant ne viendra pas, un paquet de gitanes (brunes ?), pas de larme, ni fleurs, ni couronnes

15.1.07

dans les brisements

Rue Saint-Apolline - par terre qui traîne

Quelques phrases au hasard, et ce n’est pas un hasard, les dernières lignes par cœur depuis si longtemps – combien – paix dans les brisements pour état de guerre permanent, loi martiale sous toutes latitudes, les pensées, les fatigues (et le mal au cœur comme une pierre qui leste et qui entraîne la chute)

cependant qu’un froid extrême
saisit les membres de mon corps déserté
mon âme déchargée de la charge de moi
suit dans un infini qui l’anime et ne se précise pas
la pente vers le haut
vers le haut
vers toujours plus haut
la pente comment ne l’avais-je pas encore rencontrée ?
la pente qui aspire
la merveilleusement simple inarrêtable ascension *

* H. Michaux, Paix dans les brisements

C’était écrit ininterrompue, et le texte corrigé, devenu inarrêtable, s’est arrêté ici, ne pouvant sans doute plus remonter vers l’origine portée en avant de lui – ce soir, près d’Apolline endormie, en traverse Rue Blondel et plus bas encore, en traverse mais plus bas, Rue Saint-Sauveur vide, et plus loin, plus bas, je le devine, la rue Dussoubs descend profond dans le soir, les bruits sont forts par là, et je lui tourne le dos, et cependant qu’un froid extrême, la lente remontée de la journée me saute à la gorge d’un seul coup

12.1.07

pénètre doucement le noir des pages


Six feet under
Vidéo envoyée par arnaud-m_
Dans la chambre, des feuilles sur le bureau, les façades allongées dehors, la chaleur artificielle du dedans, sa lumière sale et jaune, dans la chambre, les heures depuis le matin traînent ici sans nombre, rongent le soir depuis le bas jusqu'en haut, ("... et ce n'est pas, grand merci, non, que l'inquiétude ne rode en tous parages...") dans la chambre, la musique pénètre soudain doucement ici, (la musique offerte il y a maintenant longtemps, par hasard et ainsi, nudité tendue, brisée, rompue sur la voix qui l'a écrite, qui la chante, cette voix sans visage et sans nom alors ; la musique offerte par cet ami sans visage qui pénètre ici la chambre), et ne se laisse recouvrir par rien, ni par le soir, ni par rien d'autre, la musique noircit les pages comme des applats d'inquiétude tendus doucement par la force qui l'a engendrée.

Six feet under, encore

11.1.07

les fantômes

"... un instant, qui dit mieux
L'équilibre est fragile..."

pas seulement le temps de battre des cils, mais pas le temps de s'arrêter, pas le temps de traverser non plus, de voir, seulement celui de parler, et jamais assez de verbes dans la bouche, on n'a que des mots, et qu'on ne fait rien qu'à les poser sur des douleurs, ça ne fait pas des souvenirs, ça ne fait pas de la pensée, ça ne fait pas parler, (parler de, ce n'est pas parler à, jamais), ça a cessé d'inventer les fantômes quand le soir les dresser c'était le temps passé à les compter, quand le soir les dessiner, et dessiner la peur comme enfant on en ignorait aucune, des plus grandes que maintenant, et des plus secrètes : comme à l'origine on avait besoin des mots pour nommer chaque peur, chaque fantôme, chaque nom avait sa place ;
il y eut un soir, il y eut un matin, le réveil se mit à sonner tout contre le jour, et les choses à faire, les choses à penser, pas seulement le temps de battre des cils, mais aussi pas le temps d'arrêter les choses à faire, elles s'engendraient toutes seules ; l'une après l'autre (un matin après l'autre), pas le temps ;

ce soir, le temps, le tremblant du temps qui laisse apparaître la profondeur, la surface et la profondeur mêlées, et c'est comme un arrêt dans le déroulement souple des choses, comme un arrêt dans le compte à rebours, ne pas laisser passer l'arrêt ; et compter bien en mesure le tremblant, cerner ses possibles, ses diffusions, et ses ruptures, ses débris de réalité qui s'emmêlent, et repartent, cette remontée des apparences, qui fut lente, et qui demeure - en traversant Réaumur la route qui coupe celle qu'on traverse, se répéter pour toi la liste des révoltes justifiées, et balayées d'un revers de mains par les fantômes qui donnent mémoire au temps, origine jetée en avant que l'on traque, et l'on tend les mains, on arrache de la poussière devant les yeux, jamais assez de fatigue



"...en attendant la suite
Des carnages, il se peut qu'arrive la limite..."

9.1.07

le dépeupleur

"j'ai vu le soleil, il me semble, comme j'ai vu celui qui demeure caché"
Strindberg


battements sur le sol, origine devinée, lumière pâle sous les pas, ombres grandies qui ne se laissent pas piétiner, qui passent soudain derrière soi, battements sourds, battements profonds qui laminent le soir de long en large, le raclent jusqu'au possible, lumière qui fend, droite, seule au milieu, lumière en haut traversée par la pluie, pluie traversée sous la lumière par la nuit, battements continus qui se confondent avec le soir, qui débordent, battements qui ne s'arrêtent jamais et chassent les rues, les dépeuplent, soudain qui s'accèlerent, battements qui s'accélèrent et illusion d'un seul coup au lieu de centaines successifs, immense et unique battement sur le sol qui s'effondre en une fois et ne se relève pas

5.1.07

Babylone

"tu tournais le coin de la rue..."

La ville disait - je ne suis pas morte, s'il m'arrive de fermer les yeux, de temps en temps, je ne suis pas morte pour autant, je veille, je reste aux aguets, la moindre accélération, le plus petit mouvement, ouverture, je suis là, prête à m'engouffrer, à prendre place, je suis là, je ne suis pas encore morte, et si je bouge lentement, c'est la précision, c'est le coup qui tombe juste, le temps d'ouvrir les yeux, je suis déjà là, je suis entre le moment où ça arrive, entre, juste entre, et le moment où ça se termine, ne me regardez pas, ne me touchez même pas, vos profils laminés, vos visages découpés, je m'étale, je prends de l'importance, je déroule mon labyrinthe, je déplie les rues et je vous perds quand je le veux, je n'ai pas de nom, j'ai tous les noms du monde, je parle toutes les langues, et j'ai su les mortes autant que les vivantes à les apprendre et les parler sans mélanger aucune, j'ai toutes les formes de la nuit, les formes tristes, et froides et humides, et les formes rouges, les formes blanches qui ne se voient pas, les lignes serrées, les lignes qui se coupent, je suis les lignes qui se chevauchent, qui se brisent sur moi, je suis les points vers où vont les lignes, je suis pas à pas les formes que prennent les temps, qui prennent la forme des temps passés au dessus de moi, déversés au dessus de moi, accrochés à moi comme des feuilles enroulées ; je fuis la forme accroupie des villes sans nom, sans mouvement, des villes aux yeux fermés, droites, hautes et droites comme des pointes de clocher sans histoire, sans visage, des profils sans visage, qui parcourent, qui traînent les fatigues des villes aux yeux fermés, des villes mortes.

"Dès lors et pour un temps, cette tristesse dont on parlera eut un nom propre, celui de l'homme dont la nuit, là, tout Babylone devinait, sans oser le regarder carrément, sous l'arbre, le corps recroquevillé ; et, avec leur goût baroque pour les majuscules, ils nommèrent aussi la nuit elle-même : la Nuit triste ; et encore, le tilleul au milieu du boulevard : l'Arbre de la Nuit triste ; et ainsi de suite." *

* Koltès, Prologue (début)

Ainsi de suite, la nuit disait et ne se taisait pas, on l'affichait sur des panneaux blancs, et elle ne se taisait pas ; en passant, on pouvait juste jeter un oeil, mais on ne s'attardait pas devant les panneaux blancs, on passait, les uns après les autres (ainsi de suite), la ville ne se taisait pas, elle nommait chaque chose, et chaque chose portait son nom.

3.1.07

365

Rennes - Paris

Les talus dehors séparent dedans ce qui reste de la vitesse derrière l'écran immobile et sale d'où je les vois, monter et descendre - dans les voitures silencieuses, dans les voitures chaudes et silencieuses, on peut entendre l'avancée souple dans le froid dehors. Dehors, ça ne passe pas.


"au dehors, les arbres enivrés de tous les regads ont le vertige monstrueux des foules au départ d'un avion pour un voyage éternel" *

Quelque chose comme ça. De plus latent encore. Quelque chose comme une salle d'attente bondée (dehors) jusqu'à déborder, jusqu'à se renverser sur le sol, et s'étaler de tout son long ; quelque chose comme un chiffre magique répété jusqu'à épuisement, et perdu à force d'être ainsi répété. Les talus séparent deux immobilités ; l'une est prostrée dans le froid dehors et regarde passer l'autre, portée par le silence et le chaud dedans. Ce qu'il reste à traverser. Dehors ne passe pas. Les arbres vibrent au passage. Sans qu'on sache qui du vent ou de la vitesse - qui du dehors ou du dedans déplacent sur des kilomètres les entr'aperçus d'arbres tordus, de froid déposé sur des talus écrasés, qui montent et descendent, ouvrent le passage sur les chiffres magiques oubliés.

"Le monde qui écrit 365 en caractères arabes a appris à le multiplier par un nombre de deux chiffres" *

* Breton, Soupault, Les Champs magnétiques

1.1.07

où basculer

Hier soir - juste avant qu'il pleuve

Se jettent sur les dernières secondes, se pressent les uns contre les autres, décomptent, de plus, de moins, des secondes de plus et de moins, déjà nostalgiques des secondes à venir, regrets des années qu'il reste à passer, qui deviendront poussières, poussières encore qui traversent la paume de la main, rien qui s'accroche, rien qui reste, devant, "marche que le jour finisse", ce n'est pas le temps, juste une année en moins qu'il reste à oublier, encore, territoires apaisés, reconnus, territoires et cérémonies connus à visiter et revisiter encore jusqu'à l'écoeurement, les usines produisent (et recrachent : un bras, deux), théâtres ouverts sur les attentes, avancée dans le noir sans élan, au milieu, les marches s'accélèrent mais les mouvements sont (déjà) les mêmes

(pourquoi ces phrases qui reviennent :

les vivants avançaient
à pas de somnambule
ils paraissaient se mouvoir
dans une substance invisible
affreusement
épaisse
et pesante *

*Georges Hyvernaud, "La Peau Et Les Os" (le Camp des russes)

pourquoi)

mais les mouvements sont les mêmes
("dès qu'on a su l'endroit, on y est allé, pour voir, pour comprendre, pour de nos propres yeux voir et comprendre ce que les autres avaient vu, et peut-être les choses allaient-elles changer, sans doute rien ne serait pareil alors - ce n'était pas si loin, c'était possible, à portée de main, le moment où basculer")

Pulsations qui battent encore la mesure, en avant ; l'inconnu qui oriente, violence qui impulse l'avancée, refus d'en rester là, à compter ; pressentiment des territoires nouveaux à envahir, à dévaster.