17.1.07

Rocquencourt

D'un bout à l'autre du jour

(sans aucun doute ces fables tomberont et ne se relèveront jamais)

Cervantès

on suit les décalages, les jours d'après (les jours d'avant n'ont pas de couleur), on n’avait pas toujours bien compris, les décalages, où ils menaient, sur la grille, passage rue Rocquencourt, le fer blanc qui barre jusqu’à hauteur d’épaule et qui empêche, visage très loin, visage très furtif d’un cillement, les décalages mordent, on continue, on suit les pas, chacun de nos pas, chaque jour, les jours d’après n’ont pas de précédent, les juges dans des bureaux fermés, comptent les pages, comptent les hommes, on entend les escaliers craquer, on n’a pas compris, le cliquetis de l’arme, le sang éclaboussé sur les murs, et sur les draps rien, dans la bouche, quelques dents cassés sous l’impact, le jour d’après n’est pas venu, les décalages commençaient, on pourrait attendre tout le jour, le jour suivant ne viendra pas, un paquet de gitanes (brunes ?), pas de larme, ni fleurs, ni couronnes

1 commentaire:

m a dit…

je compte aussi les hommes, ceux qui partent...