7.2.07

noyau au fond de la bouche

débordements au-dessus du soir et des murs

« autant lécher la rosée de l’aube. » le même goût entre les dents qu’un noyau roulé au fond de la bouche toute la soirée jusqu’à assécher la bouche même – jusqu’à ce que ce noyau mordille lui-même les lèvres, et les dents, les aiguise, creuse la bouche d’un cri silencieux qui nous réveillerait le matin, et jusqu’au matin suivant, portés par ce cri – le soir au dessus des toits, le ciel déborde, ça forme un long couloir qui passe, traverse seul le soir jusqu’au matin comme roulant un noyau plus rêche que le notre, qui creuse plus loin, plus silencieux que le notre encore

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