26.3.07

"pierres d'angle"

"les lieux que nous laissons"

à se retourner, on se perd, aussi ; les rues déplacées sous les efforts conjugués du mouvement et du temps : les rues modifiées d'un rien basculent dans l'ignorance. De mars l'autre, l'avancée comme dans la matière épaisse, lourde et malléable ; l'avancée qui ne produit aucun souvenir, juste traces, justes empreintes qu'on modifie quand on repasse - piétiner les restes de soi, et qu'il n'en reste rien. Dépossession qui dit le mieux passage et obsession - qui dit le mieux saisie de soi à l'intérieur de l'effroi : stèles, pierres d'angle - jonchées sur la route en travers, ou sur le côté, chemins non frayés : cette rue étroite, blême comme au premier jour, silence et froid qui respirent à ma place, buée sur toute la surface devant moi - rejoindre (je suis en retard) le temps passé à l'avoir rejoint, on m'attend ; laisser passer l'attente.

5 commentaires:

mme-b a dit…

"à se retourner, on se perd"
à regarder trop loin, on s'effraie.
Ni passé, ni futur, vivre au présent intensément.

mme-b a dit…

AAHHHH il est là, ouf !

Arnaud Maïsetti a dit…

Où veux-tu que j'aille ?

!

mme-b a dit…

Je ris, c'est bon de rire.
Je ne parlais pas de toi mais de mon commentaire, j'ai cru qu'il n'y était plus :-D

(puis-je te mettre dans mes liens ?)

Arnaud Maïsetti a dit…

avec plaisir (j'aurai comme ça un endroit où me retrouver)