27.3.07

respirer

"immense notre veille où fut tant d'être consumé"

c'est une toile plus grande que le sol dressée par terre et qui déborde, comme déroulée sous moi et mouvante, et qui tangue, et qui modifie chaque chose à la surface - au réveil, reprendre pied sur elle redouble le vertige, regard fixé sur les parois blanches de la chambre, quelques secondes toujours
pour respirer à nouveau la réalité défigurée

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