23.4.07

où elle va



bruits étouffés, table qu'on nettoie, (vaisselle au loin), chiffon passé sur les miettes, et juste derrière - la voix (prise dans un filet qui l'enserre, ne laisse échapper que le plus étranglé) à peine, elle se dérobe dès qu'elle s'avance - tâtonner la douleur pour voir jusqu'où elle va, si elle peut traverser les gestes du dimanche soir, pantomime épuisée, échouée d'emblée sur le lendemain qui s'achève (et recommence demain, identique à lui même : toutes révoltes bues, sans la force de les cracher - des millions de secrets frôlées ; évanouies.), pas la force de vraiment jouer, alors poser ses mains sur quelques notes, laisser faire la voix, voir jusqu'où elle va.

première fenêtre ouverte - (l'air est plus chaud au dehors)

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Parce que répondre sur ma page à tes commentaires c'est un peu jeter une bouteille à la mer. Très troublée par ce commentaire - justement - fleuve qui ne m'était surement pas destinée. Je m'éfforce de ne pas y voir de signe, d'adresse hasardeuse mais finalement bien tombée, venue de ces "horizons lointains" que j'essaie tant bien que mal de collecter, mais rien à faire. Justement, nous qui sommes à côté, au lieu de nous "commenter", ne pouvons-nous pas tout simplement bientôt nous rencontrer pour de vrai...?!
Mk*