11.4.07

l'immeuble

entassé - éparpillé

en bas de l'escalier pendant des semaines, des sacs de pierre et de poussière qu'on amasse, qu'on remplit de terre (de murs qui s'effritent), ça déborde des sacs et se répand un peu partout, se mélange - la pluie tombe directement sur les sacs qui s'agrègent encore davantage, restent là plusieurs jours ; on les enjambe pour monter - les sacs de toile blanche craquent comme l'immeuble qu'ils contiennent en poignées : quand un jour je ne les ai plus trouvés là, mais emportés par camion, et dans le couloir égrenés comme des morceaux de pains la route du retour, retrouvés sur le sol des grappes de terre à intervalles arbitraires, l'immeuble en pièces réduit à dix sacs de toile : au dessus de ma tête l'immeuble tenait toujours - mais par miracle : allégé des peaux mortes qui faisaient toute sa chair, n'est plus qu'un squelette élimé, sous lequel je dors

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