30.5.07

fièvre

B-M Koltès
à partir d'une photo de L.
Monier
"Libération" ce mardi


Et maintenant : où ? par où ? comment ?
Seigneur ! par ici ? c'est un mur, on ne peut plus avancer ;
ce n'est même pas un mur, non,
ce n'est rien du tout ; (...)

Koltès, Quai Ouest - ouverture

images alignées proprement, l'une contre l'autre : par dessus deux avis qu'on dispense en pareils lieux d'injures, théâtre liquidé sous les revendications syndicales, sous les robes noires et élimées des justes et des justiciers, des justifiables, des maitres mots qu'on brandit pour éviter de penser ; procès d'intention contre procès bavard des intentions défendues, deux vacuités bruissantes et qui se répandent sous eux, en flaques et sans gêne ; dos à dos renvoyés sur des cachets ou des ongles enfoncées dans la terre arrachent un peu le sol comme on l'éternise ; l'une contre l'autre disposée ; étalée sur la table comme immobile et par-dessus les mouvements grandiloqués à grands gestes par la main comme des ombres qu'on efface, (pour voir d'autres s'éloigner) ; il y a ce bruit du monde, qu'il fait si bien seul quand à l'observer le silence se creuse, efface les concentrés rances de bavardages au-dessus des voix mortes qu'on enterre à nouveau - il y a cette tache au milieu, qui grandit, et brûle qui l'approche ; cette trouée brûlante, fièvre qui grandit, et dont la rumeur, basse continue insoutenable que rien ne tait, grandit et ne se laisse pas faire - parle, cherche un endroit où continuer encore, où chercher la sortie, encore, encore grandit, cherche encore où sortir, et maintenant



29.5.07

sans effort

menaces

quelques mots avant de recommencer - juste quelques mots ; ce soir reprendra tout, et moi avec le reste - avec les fins de journées comme cette dernière où regarder le théâtre passer sans moi - quelques traces sans effort déposé qui dit retenir ici ce qu'il reste de moi ; et l'éparpille, un morceau de ciel à la surface prêt à fondre et à tout emporter avec lui

28.5.07

toute l'année

"pas de mouvement, pas d'horizon, pas de ligne fuyante, flottante, pas de bruit, pas de décor et pas d'arbre, pas de route vraiment, pas de plan, pas de lointain, pas de direction ni d'ordre ni de marche, pas de précipitation, pas d'odeur, pas de bruit, pas de scandale, pas de regard, pas de lit défait, pas de mémoire, pas de matin, pas de journée traversée sans peur, pas une seule nuit d'une traite reposée contre soi, et pas d'attente, pas d'ennui, pas de mouvement, pas de ligne, pas une seule, pas de pluie tombée sur aucune route enfermée sous aucun ciel d'automne, pas de trace, pas d'indice, pas de meurtre, pas de saut dans le vide à justifier, et pas d'excuse à trouver - pas de famille, pas de rencontre, pas de fenêtre, pas de vide, pas d'organe, pas de mouvement non : pas de départ pas d'arrivée - pas de souvenir vraiment où commencer le commencement - pas de répit, pas d'abandon, pas de certitude, pas d'arrêt, pas de solitude - et pas de, non - pas de"

23.5.07

la possibilité du livre

par dessus l'épaule

réceptacle ouvert devant soi recevant sur toute la plaque impressionnée du dehors, les passages du monde qu'il renvoie, et traversé de cette lumière qui la rend visible, il rend possible aussi la traversé qu'à rebours nous faisons du monde par lui - reflet qui se donne pour témoin d'un monde en transit à sa surface ; livre ouvert recevant, traversant, produisant le monde - ou sa possibilité.

19.5.07

contrejour - samedi (terminal)

le lendemain n'était pas différent

18.5.07

contrejour - vendredi

de loin on pouvait croire

étiré sur des kilomètres, le contrejour ne résistera pas à la semaine - et d'ailleurs l'eût-il voulu qu'étalé ainsi c'est mort qu'on l'aurait retrouvé et immobile à la surface des toits : n'efface que les rapports et les tensions, jamais les mouvements, les tremblants de réalité qu'on s'efforce de briser (nous sommes quelques uns qui n'avons pas abdiqués) de secouer, remuer corps et biens (corps et âmes dépecés jusqu'à la pinéale éventrée avec les dents) - le tremblant des réalités qui s'échappent et par lesquels s'écoulent nos vies, se dérobent plus loin nos vies par torrents, oui ; par torrents - boire à longs traits ne suffit pas : c'est y plonger nos mains qu'il faudrait, et les voir à travers et compter chacun de nos doigts, et compter encore et compter : c'est dans le tremblant du monde qu'on reflète ici le contrejour affranchi au jour, le contretemps doubler le temps d'une épaisseur pâteuse qu'on dit langue ou signes rouges tracées dans le noir pour le voir mieux s'éteindre : (écrire parfois sans fermer les yeux) ici croire un peu nos existences justifiées, repoussées plus loin dans le possible (la langue qui dit la transparence impossible de cette main plongée dans l'eau, qui dit l'impossible correspondance entre la main dans l'eau, et le regard porté sur cette main devenue de l'autre côté de l'eau, une simple membrane tremblante et terriblement lointaine : la langue qui fait advenir l'impossibilité jusqu'à l'éprouver au rythme et aux secousses de ce tremblant ; la langue mimant sur scène le tremblant de jour épuisé sur ma main) je continue : regarder dans les yeux le contrejour qui s'éteint : juste sur la rétine un peu de poussière qu'on retire, le revers de main prêt à chaque instant, prêt : effroyablement prêt, chair sur la chair nue des deuils inaboutis (du jour comme des peaux : des nuits passées sur les chairs comme des jours traversées sans caresses ni entailles - endormis sur les peaux, je te vois partir chaque seconde au matin, et ma peau ne dort pas sans la tienne, tu le sais) oui, alors : regarder dans les yeux, dans les yeux directement sans ciller le contrejour qui s'éteint pour n'épargner du temps qui passe que la masse supportable du déroulement entraînant immobilement tassé le temps pesant qui ne passe pas et sur ma peau absente de la tienne la trace mord au poignet jusqu'au sang (chair dépouillée écorchée séchée sur le jour levé et terrassée par le jour préparée ménagée au coeur - béance des sexes morts), mais masse supportable du déroulement supporté malgré tout du déroulement rassurant, lentement dévidée jusqu'à soi (et jusqu'à l'heure de notre mort), non - j'aurais voulu autre chose, comme un autre part où ailleurs se figurer un endroit : et où rien n'a lieu qu'ici ; comme aussi toi, j'aurais voulu toi : mais toi comment te trouver ailleurs* qu'ici où rien n'a lieu, même si je sais -

ce n'est pas d'éclat dont se nourrit la durée

*

17.5.07

contrejour - jeudi

à peine sorti

dans le théâtre, ouvert en deux comme un ventre, séparé à l'extrême du possible par les corps, les langues, les gestes si lents qu'ils ralentissent la langue même, et le temps rendu plus pesant que sa durée jette sur chaque conscience chaque mot comme chargé d'avantage de colère - d'une haine qu'on mâche encore en sortant et qu'on crache en marchant et chaque pas nous dévore

KING RICHARD III

These eyes could never endure sweet beauty's wreck;
You should not blemish it, if I stood by:
As all the world is cheered by the sun,
So I by that; it is my day, my life.

LADY ANNE

Black night o'ershade thy day, and death thy life!

Shakespeare, Richard III (act 4, sc 1)

quand sorti de là le matin ressortir encore et marcher comme hier chaque pas de nouveau rejoue le même pas qu'hier et les gestes et les langues qu'on entend et les mots sont les mêmes mais si loin d'être semblables à ceux qui d'une moiteur interminable avait écroulé tout le temps du monde l'espace d'une scène, enfin - sortir ce matin là, je me rappelle (c'était il y a longtemps peut-être), et regarder en face (Lady Anne inoubliée*) le jour pour brûler un peu du soir passé et le réduire en cendres et le mélanger à la terre

pour s'y allonger

*

16.5.07

contrejour - mercredi

des creux à la surface

en biais tournant se levant puis tournant le ciel se levant en même temps que le jour et tournant laissant apparaître à sa surface aspérités invisibles rendues égales à cause d'une blancheur accentuée ici ou là par des moments passagèrement gris assombrissant les gris les moins gris et laissant les plus gris à leur gris noirci sous le gris environnant ; mais continuant de tourner le ciel comme on change de gouvernement on se couche et on laisse tourner les moments où le blanc en gris devient plus gris où regretter le gris d'un temps moins blanc mais plus tard peut-être plus gris et nous, tournant avant de trancher sur une question sans importance, nous immobiles et muets : regardant - le ciel demain moins là qu'ici, plus transparent * ; en biais -

la transparence cherchée du jour au lendemain évanouissant le reste

*

15.5.07

contrejour - mardi

Notre-Dame-des-Victoires plus bas

en travers de la route contrejour sur l'idée qu'on pouvait s'en passer, en travers de ta route l'idée seule qu'on pouvait faire sans - qu'on pouvait continuer seul, et sans idée, ni sans route ; juste un blanc pour occuper l'esprit, ne pas avoir à penser, un blanc aussi grand que l'esprit pour occuper l'oubli et ne pas avoir à y repenser - une blanche entre deux noires, deux blanches pour remplacer une ronde, la ronde étallée partout* jusqu'au silence plus épais qu'aucune blanche

et qui reprend la portée suivante

*

14.5.07

contrejour - lundi

estrilles

je m'engage à ne pas fermer les yeux, je m'engage à ne pas ciller, ni cligner, je m'engage à ne pas plier (dos au vent, les genoux courbés et le dos), je m'engage à ne pas m'arrêter avant que, je m'engage à ne pas (avant que le soleil) - je m'engage - oui quand le soleil je m'engage - (même si fichées dans la pupille les striures horizontales demeurent longtemps après) - "mais des engagements dressés contre le jour : ne reste rien d'autre qu'une promesse* vierge"

à remplir une fois les engagements trahis

*

13.5.07

contrejour - dimanche

réaumur

"... terrain miné, d'un bout à l'autre du jour, contrejour sur toute la longueur comment traverser et par où, traverser l'endroit où d'ici s'en aller pour se retrouver plus loin, les yeux grands ouverts sans rien à voir - ce que je vois n'a pas de fin, et par où passe le temps, par où traverse, et par où continuer ; deux silhouettes dégagées par le jour par le contrejour affaibli qui s'affaiblit encore et encore affaiblit les silhouettes dégagées éparpillées encore affaibli le contrejour s'affaiblit les deux silhouettes n'existent plus et les yeux grands ouverts jusqu'à ne plus voir que les ombres éloignées sous le contrejour affaibli encore affaiblit jusqu'à ne plus voir que le moment où passe le temps par où traverse d'un bout à l'autre (les deux ombres invisibles ne sont que du papier mâché par le jour qui n'en finit pas de s'affaiblir encore) et d'ici (je vois) les rues croisent ce que je vois qui disparaît et renaît par où passe le temps où traverse la rue d'un bout à l'autre de l'endroit (ici est l'endroit), et sans savoir vraiment où commencer où terminer, par où passe par où le temps est passé -"
terminer - "terminer encore... et derrière fences of pales*, la musique toile de fond dressée sur le décor éteint, la musique (rien d'autre) remplace le fond, et la toile qu'elle perce met au jour l'affaiblissement généralisé du monde dans lequel je me tiens, et par où continuer -"
ce que je vois n'a pas d'issue."

*

12.5.07

au matin

« morte, l’esprit perce le corps et le perfore à la commissure des lèvres, dessine un sourire mais personne ne peut le voir ; en quittant le corps, l’esprit efface toute expression sur le visage. C’est ainsi. Quand on se réveille, plus fatiguée encore que le soir – et la fatigue de la veille s’accumule sur les lendemains ; on n’en finit pas. A la commissure des lèvres, ai dessiné dans mon rêve des ailes au crayon noir, et le crayon changé en couteau a prolongé la caresse. Lorsque je suis morte dans mon rêve, cette nuit, je n’ai pas pensé à sourire, seulement au masque que j’aurai pour toujours, quand l’esprit d’un coup de chiffon en traversant mon corps efface de mon visage l’impression de la vie, l’expression lassée de la fatigue. Voilà que je suis debout, et je ne suis pas morte ; je marche et sur mes lèvres, il n’y a pas de trace de la nuit – mais je suis encore plus fatiguée qu’hier ; moins que demain, et c’est ce qui me rend si lasse. » (elle)

10.5.07

estampes

entrée

les rues attenantes au boulevard désemplissent et quand je rentre, contretemps désormais affaibli par le temps fort qui occupe tout l'après du temps, le devant de la scène* pour une main pleine de doigts serrés le long des barricades*, et qu'on ne touche pas, non, qu'on ne touche pas à ça*, ce serait comme - et dans mes souvenirs, la rue, et l'entrée, le couloir de chez moi et la tête, la langue dans la tête, et la mer sur la langue, et les souvenirs de la rue de l'histoire des boulevards et des rues attenantes sur l'histoire en attente d'un souvenir où passer, et le reste, le souvenir d'une main ; poing relâché sur chaque doigt (l'un puis l'autre, puis l'autre, jusqu'au cinquième) et dans mes souvenirs, la rue, l'entrée de chez moi, ma tête et la langue, et le reste comme cette estampe de Michaux, et le reste qui continue, sans savoir vraiment ce qui s'est arrêté -
où tout
ça* va mener.

* en français dans le texte

8.5.07

la surprise

écran noir -

"Ecran total sur les pores de ma peau
Ecran total sur nos remords
Que dire sinon s'enduire
De tous les crimes." - Bashung

renversé là, étalé, épanché d'aucune soif et ouvrant la bouche plus grande que le visage, émaciement prononcé jusqu'à l'os, jusqu'à plus profond encore, jusqu'à derrière l'os, le nerf, et ce qui constitue le nerf du muscle, la torsion visible de chaque nervure de peau craque la peau et la remplace ; et je passe devant lui - ce type sans visage - juste un regard surpris qui ne regarde plus rien, peut-être entrevoit il un puits de lumière, plus sûrement une profondeur de noir qui s'approfondit de plus en plus depuis l'arrêt du coeur, et les types qui l'entourent, qui le secourent, le voient mourir n'y feront rien - la surprise l'a pris et ne le lâchera plus (châtelet, il y a une heure, à la sortie du métro, en haut des marches, la mort de ce type) - dans les journaux, on raconte le déroulement lascif du temps, les reculs pris sur les évènements, les évènements comme des surprises défigurés qui prennent place au temps, renversé, étalé, secouru, lassé - et continu sur les plages de temps qui se poursuivent, ne s'arrêtent pas à un battement de coeur de plus, de moins

nervure creusée à même le mur sur un mur creusé à même le mur creusé

7.5.07

après - aujourd'hui

on pourrait coulisser à l'infini

Habillé comme hier, comme avant hier ; des dimanches par centaines alignés le long de la route devant, derrière, partout - des traînées de fatigues au coin des visages qu'on croise, parfois (d'autres aux sourires vengeurs - de quel plat froid se délectent-ils) - à la fenêtre grande ouverte d'ici sur le boulevard bonne nouvelle quelques morceaux d'une marseillaise qui étrangle, aussi ; ce n'est rien, quelque part, quelque chose bouge aussi dans le lendemain annulé ; dimanche comme un autre dimanche, où marche encore (que la rue suive), marche et rangs serrés, marche sans fond où le fond se perd, et se dilue sous les bruits de fond des marches au pas réglé des par dessus tout. Se lever tard, comme un dimanche, un lundi qui ne recommence que les mardi de demain, les mercredi échoués lentement sur les jeudi déjà résorbés par des vendredi happés sous les samedi d'un dimanche interminé.

6.5.07

maintenant - demain

vois comme on marche
que tout tremble


On pourra toujours errer errant comme des chiens passants d'un trottoir l'autre sans fin ni commencement, on pourra attendre que demain et demain en fumée comme on fait le gué, le mort, l'inutile mime des morses guettant la glace l'hiver au milieu de la boue, on pourra, mais ici, maintenant encore, on pourra toujours, on pourra faire les autres, et ne penser à rien d'autre qu'à soi (qu'à leurs), on pourra manger et cracher, marcher par terre, n'importe où, ne rien avoir à en faire, ne rien avoir à faire d'autre que les autres allant sans errer marchant ni crachant, ronflant leur peau toute leur (on est seuls à mourir, à dormir - c'est le même manteau de nuit qui nous enveloppe), mais ce n'est pas encore, et encore maintenant n'est pas encore arrivé - ni la nuit, ni le jour, maintenant - errant, marchant, allant encore où rien n'est encore fait, allant

4.5.07

Euclide dans une poubelle

entrevoir - dépassements


Jamais au néant ne peut-être ramené. Jamais par le néant annulé. Innanulable moindre. Dire ce meilleur pire. Avec des mots qui réduisent dire le moindre meilleur pire.
..................................................................................
Hiatus pour lorsque les mots disparus

Beckett, Cap au pire

Comment c'est quand l'image dissipée efface même le plan derrière, l'arrière-plan confondu et résorbé dans l'avant-plan dévoré entièrement - entièrement absorbé par - comment c'est vraiment comment par la langue désertée par le sens, puis par l'autre sens, et de tous les sens épars, (resteraient le pire), puis par tous les sens désertant tous les sens possibles afin qu'il ne reste que la portée enfin sur la note débordée, et sur la portée, quelques lignes parallèles qui se rejoignent à l'infini ("il faut tuer l'intelligence des mots anciens avec des mots tout relatifs courbes comme tu voudras il faut mettre euclide dans une poubelle" (L. Ferré) - et se confondent et se résorbent, et se dévorent en une seule ligne épaisse, si épaisse que ce n'est plus alors une ligne mais une pâte noire grande comme la terre sur laquelle nous marchons, une pâte que nous mâchons entre nos dents et nous empêchent de parler - comment c'est réellement quand demain la pâte crachée

1.5.07

secrets

adossé à l'église d'orgueil

"Où allons-nous, Seigneur ?
Voici le lieu du monde le plus sauvage et le plus solitaire,
et rien n'y annonce la fête que vous m'avez promise."

Marivaux, La Dispute

ce n'est pas tant dans l'avancée (pâte lourde de réalité qui m'entraîne au fond d'elle même), ni dans le retrait (le mouvement de recul qui fait trébucher) - mais à l'aveugle comme une main plonge dans un sac et devine du bout des doigts l'invisible qu'elle retire au visible - à l'aveugle, dessinant dans la nuit, les formes d'une nuit sans forme, épouse ces formes du hasard et sculpte sans volonté les chairs du noir - les hanches d'un désir opaque ; fermant les yeux au dehors, plonge en soi et creuse dans le plus perçant des secrets (face à orgueil, le dôme bousculé par le ciel, rien dans le vide du soir qu'un peu de lumière qui résiste, qui dit la vanité de la résistance, et l'aveuglement du jour - avant la splendeur)