13.5.07

contrejour - dimanche

réaumur

"... terrain miné, d'un bout à l'autre du jour, contrejour sur toute la longueur comment traverser et par où, traverser l'endroit où d'ici s'en aller pour se retrouver plus loin, les yeux grands ouverts sans rien à voir - ce que je vois n'a pas de fin, et par où passe le temps, par où traverse, et par où continuer ; deux silhouettes dégagées par le jour par le contrejour affaibli qui s'affaiblit encore et encore affaiblit les silhouettes dégagées éparpillées encore affaibli le contrejour s'affaiblit les deux silhouettes n'existent plus et les yeux grands ouverts jusqu'à ne plus voir que les ombres éloignées sous le contrejour affaibli encore affaiblit jusqu'à ne plus voir que le moment où passe le temps par où traverse d'un bout à l'autre (les deux ombres invisibles ne sont que du papier mâché par le jour qui n'en finit pas de s'affaiblir encore) et d'ici (je vois) les rues croisent ce que je vois qui disparaît et renaît par où passe le temps où traverse la rue d'un bout à l'autre de l'endroit (ici est l'endroit), et sans savoir vraiment où commencer où terminer, par où passe par où le temps est passé -"
terminer - "terminer encore... et derrière fences of pales*, la musique toile de fond dressée sur le décor éteint, la musique (rien d'autre) remplace le fond, et la toile qu'elle perce met au jour l'affaiblissement généralisé du monde dans lequel je me tiens, et par où continuer -"
ce que je vois n'a pas d'issue."

*

Aucun commentaire: