10.5.07

estampes

entrée

les rues attenantes au boulevard désemplissent et quand je rentre, contretemps désormais affaibli par le temps fort qui occupe tout l'après du temps, le devant de la scène* pour une main pleine de doigts serrés le long des barricades*, et qu'on ne touche pas, non, qu'on ne touche pas à ça*, ce serait comme - et dans mes souvenirs, la rue, et l'entrée, le couloir de chez moi et la tête, la langue dans la tête, et la mer sur la langue, et les souvenirs de la rue de l'histoire des boulevards et des rues attenantes sur l'histoire en attente d'un souvenir où passer, et le reste, le souvenir d'une main ; poing relâché sur chaque doigt (l'un puis l'autre, puis l'autre, jusqu'au cinquième) et dans mes souvenirs, la rue, l'entrée de chez moi, ma tête et la langue, et le reste comme cette estampe de Michaux, et le reste qui continue, sans savoir vraiment ce qui s'est arrêté -
où tout
ça* va mener.

* en français dans le texte

2 commentaires:

S. a dit…

"Mendiant, mais gouverneur d'une gamelle."

Arnaud Maïsetti a dit…

et que la gamelle s'appelle Barataria...