25.6.07

cet évènement

Et qu’on ne me parle pas, après cela, du travail, je veux dire de la valeur morale du travail. Je suis contraint d’accepter l’idée du travail comme nécessité matérielle, à cet égard je suis on ne peut plus favorable à sa meilleure, à sa plus juste répartition. Que les sinistres obligations de la vie me l’imposent, soit, qu’on me demande d’y croire, de révérer le mien ou celui des autres, jamais. Je préfère, encore une fois, marcher dans la nuit à me croire celui qui marche dans le jour. Rien ne sert d’être vivant, le temps qu’on travaille. L’évènement dont chacun est en droit d’attendre la révélation du sens de sa propre vie, cet évènement que peut-être je n’ai pas encore trouvé mais sur la voie duquel je me cherche, n’est pas au prix du travail.
andré breton, Nadja

2 commentaires:

secondflore a dit…

Oui!
Passer une vie à travailler, cela arrive. Passer une vie à maximiser son prix, ça, c'est laid.
Et on voudrait nous faire croire que c'est là notre but.

(merci pour cet extrait)

Arnaud Maïsetti a dit…

"Et... pendant ce temps là... Les Shadocks pompaient... Et plus ils pompaient... et plus ils pompaient"