25.8.07

à blanc

(chair posée sur le lit pour s'en repaître, quand minuit arrive et les lumières fondues sous le désir chauffé à blanc, maintenant comme étreinte gagnée sur la seconde arrivant - tard, toujours trop tard sous la dévoration - chair donnée, chair prise, pour prix à payer de cette solitude qui nomme la nuit - désir qui pourrait la pénétrer)

aujourd'hui - secondes après secondes débordées dans l'instant suivant : mon corps enfoncé dans le lit, comme dans un corps second - et son corps entamé par le corps du jour qui vient. Question d'un corps à désirer, d'un corps à posséder - et la nuit est si longue. Question d'un désir aussi long. Le corps a ses réponses. Ses gestes : ses dévorations. Que ma peau en soit témoin.

"Qu'il dirige le jugement"

1 commentaire:

Sandraparker a dit…

mais c'est beau dis donc