17.8.07

les descentes

en bas

une marche après l'autre ; degré descendu l'un après l'autre jusqu'à atteindre le moment où la chair ne m'appartient plus : jusqu'à déposséder son corps de sa propre chair et m'en revêtir comme d'un drap jeté sur les mourants ; descente encore, reste quelques marches qui me séparent d'elle - descendre encore au fond des corps, des espaces enfouis sous d'autres espaces multipliés ; corps serrés contre le sol ; sommeils d'épileptiques, convulsés - jaillissant de moi comme d'un corps entré dans le mien et dans lequel je rentre - dans lequel il entre à nouveau : les descentes plus bas que le sommeil où les corps échangent leur place, leur désir, les ecchymoses des sommeils interrompus : morsures répétés mais sans à coup : morsures dévorés : appliqués sur la chair d'un désir qui ne se laisserait pas prononcer sans s'éteindre - et s'enfuir : l'un contre l'autre se laisser faire pour une fois le jour endormi, occuper l'espace, et en l'autre s'endormir jusqu'à l'aube -

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