3.9.07

(homesickness)

la rentrée

... et retourner le sommeil dans tous les sens, et par tous les sens ouverts aux quatre vents du dehors qui ne finit pas : alors continuer aussi le dehors, et de l'autre côté de Berlin, Paris a ses mouvements alanguis qui le miment, qui l'ignorent ostensiblement, de l'autre côté de Paris, Berlin s'engouffre aussi par décembre éteint peu à peu sous septembre allongé, endormi, ivre mort en travers de la porte : et l'enjamber, et le laisser là, et le vélo aussi, croiser des métros, leurs regards ahuris sur les rentrées précipités - et pas même bronzés par les pluies acides d'août - les rentrées automatiques des types habillés comme hier, laisser les métros passer, laisser les portes s'ouvrir, se refermer mécaniquement sur leur costume propre, danser encore le rêve que fait juillet sous nos pas.

2 commentaires:

lunembul a dit…

En métro de Paris à Berlin
tout peut arriver, par exemple Avril en Juin, ou même un oiseau

Arnaud Maïsetti a dit…

ou même le soleil - ici.
et la pluie à Lisbonne
(un battement d'ailes de papillon à contretemps)