7.10.07

la distance

pas besoin de respirer la mer pour l'entendre ; pas besoin de la voir, pour la sentir proche, proche à y tomber ; et pas besoin d'y aller vraiment pour ramasser du sable (chercher partout des dents de requins) - mais besoin plus sourd, plus souterrain, d'aller chercher sous cette image prise pour moi, comme volée à ma place et de ma place où d'ici paris n'a ni arbre ni crevasse ni ciel véritable, aller chercher, oui, ce qui faisait bouger le vent, ce qui tremblait de plus loin que moi - tandis qu'ici où paris immobile continuait, effaçant de ses gestes chaque plus loin possible - et davantage - tandis que sous tes yeux les rideaux levaient par instants leur épaisseur, roulement de tonnerre plus bas sur les promesses, les chemins de traverse à emprunter, et qu'on borde d'un plus tard, comme d'un rendez-vous scellé par la distance.

1 commentaire:

Prax a dit…

Celui qui prend la photo : est-ce une délicate attention ou une cruauté bien déguisée ?