2.10.07

en se penchant

au passage - jeter un oeil sur le vide

ce qui reste quand on regarde sous le vide, ce qui tombe quand le vertige cesse, ce qui s'éteint quand les yeux se ferment sur la nuit, ce qui se loge dans le creux ménagé par l'attente - poussières de moments évacués dans l'instant quand au passage, on éparpille la journée sous la suivante qu'on prépare, méticuleusement, comme on prépare ses affaires : rangées en tas, le poids du jour qui s'affaise sous lui ; et sur lequel, on tient - sur lequel on bâtit nos villes, sur lequel on pose son corps en attendant la suite. En se penchant bien, on peut pencher le monde. En basculant un peu, on pourrait peut-être entraîner le reste. En bas, nos ombres sont déjà là.

5 commentaires:

Prax a dit…

C'est une vraie question sur la fin de ton texte, pourquoi les ombres donnent-elles souvent l'impression d'anticiper alors qu'elles sont intrinsèquement présentes ?

Marion a dit…

les ombres attenantes aux corps se melent d attentes et d envies, caresser le gris bitume ou de la projection, du fait de s envoler, de s elever vers la chute, l instant crucial ou tout bascule, du terrien a l aerien...donner un nom a le folle course.

Un peu plus à l'Est... a dit…

"ce qui reste quand on regarde sous le vide" - pour moi du trop plein, du trop court, trop connu, reconnu, du manque, manque de place dans les rues, dans la chambre et dans l'air qui est ici juste un peu plus chaud..."ce qui reste..." peut-être puis-je te le raconter puisque je suis (enfin) rentrée...tout va déjà très vite. Essayons de nous voir la semaine prochaine...?

Mk*

Arnaud Maïsetti a dit…

"Life's but a walking shadow; a poor player,
That struts and frets his hour upon the stage,
And then is heard no more: it is a tale
Told by an idiot, full of sound and fury,
Signifying nothing."

Macbeth

Marion a dit…

"Signifying nothing"
bur everything...