25.10.07

sentier


en montant

Opacité du soir qui tombe de si haut, et en montant sentier mort de fatigue depuis des heures déjà, se dire que ce qui tombe n'est pas si lourd, pas aussi lourd en tout cas que ce qui de la terre, de la terre sous le sol, de la terre plongée plus profondément que le béton, ce qui depuis cette terre sous les dalles de pierre remonte, épaissit l'air partout où que je la respire, et forme cette densité brumeuse dans laquelle je m'enfonce, qui finira par me happer.

1 commentaire:

Marion a dit…

esperons que la densite ne te prenne entierment, qu'elle nous laisse un souffle, quelques notes, des cheveux et des rayons blonds. et si l'opacite te devore, qu'elle laisse des ombres, quelques murmures. j'aimerais retrouver ton chemin.