28.10.07

le nom de la ville


C'est au centre, ça ne bouge presque pas, ça tourne autour des évidences, sans bruit et sans effort, ça donne l'heure et les directives, ça rend l'âme quand le corps ne suffit plus, ça frappe le sol, ça crève d'envie, et quand le type partira, ça regardera loin la trace qu'il laisse, ou quand le type s'allongera, ça approchera les mains près de ses poches, et ça comptera le sommeil en pièces d'argent et de poussière, ça ne dure jamais longtemps, une nuit suffit à l'épuiser, cette place creuse les apparences, et derrière les apparences, quelque chose d'autre résiste qui me tient éveillé - ça pourrait s'appeler rémanence mais porte nom solitude : la ville qui passe, et ne demeure jamais.

1 commentaire:

Omnë a dit…

Pourquoi la place de l’Opéra, alors que ce n’est pas elle sur la photo ?
Quelle solitude reste-donc accrochée à mes souvenirs de cette place une fois leur encre passée sous les strates de la lumière du jour ?
M’y serais-je allongé, un jour de tellement trop que le corps aurait chu ?