28.11.07

sur la table


alignées contre le mur - les tables - les lumières partout - environnant chaque chose - le pouls du temps abattu sur le sol - pesant sur tout - le cours des choses effondrées - planant prêt à fondre sur nous - le silence murmuré par des types au loin comme on s'échange un secret -

L'heure sonne, on va fermer pour la nuit, je me lève, range lentement mes affaires, m'éloigne - et laisse traîner sur la table ma journée qui n'a pas commencé.


2 commentaires:

Prax a dit…

Pas commencée ? Vraiment ? Un collectionneur d'instants comme toi n'a pas déjà un son, une image, comme brique initiale d'un enchainement de mots à écrire ?

Arnaud Maïsetti a dit…

(oui - mais la mise à mort de la journée continuait, prenait juste d'autres formes)