26.12.07

seuls demeurent




Plaquées contre les murs les figures du temps bougent à peine d'une année sur l'autre recourbées et comme mortes par la répétition infligée par ces cérémonies du temps rappelées comme du temps isolés à souvenirs et à dégoûts ; et sur les murs déplacés avec peine restent comme tenace et persistante la forme toujours mouvante des visages de ceux qui tiennent droit le temps et la lumière, résistances aux lames de fond des archives à entasser, ces visages où seuls demeurent le mouvement, mouvement de dégagements, de déplacements des vies inventées à mesure : les incitations à ne pas s'en tenir - le mot qui dit le contraire du souvenir, qu'on pourrait nommer marches, ou simplement aller ; que la nuit suive

4 commentaires:

brigetoun a dit…

mais quand les temps à venir deviennent abstraits, le mouvement reflue, vers de fausses archives

barbara a dit…

Vies inventées à la mesure de l'autre - bon an mal an ;) - comme rencontres de persistance
Cheminer ensemble, presser plus loin l'échine qui nous presse - aller oui -
Parce que l'inachevé tire à l'essentiel inaccompli - ouvre la porte sur une grande chambre vide de paysages que l'on invente, qui s'inventent au fil de soi

« Il y avait dans ces rencontres quelque chose à la fois d’inachevé, de gauche et de tendre, et de tenace au souvenir qui n’en gardait rien d’impur » J. G.

et loin des refrains franchir le seuil, tenir au bord
pour voir demain

pop corn a dit…

reprendre les livres et maintenir quelque chose. ce qu'il nous reste, responsabilités.

FB a dit…

impressionné par l'accompagnement graphique...