20.12.07

la patience

place du Panthéon

quand le soleil se lève si doucement qu'à peine dressé le voilà qu'il décroît, quand le froid est si pénétrant qu'à mesure où j'avance, à mesure il s'engouffre et de l'intérieur commence à occuper tout l'espace, quand les murs autour sont si levés que c'est comme marcher sur les façades : les trottoirs partout ont hauteur de ville, et de cette ville qu'on longe, qu'on n'ose pas traverser vraiment, de cette ville on voudrait parler comme d'une patience échouée toujours sur les cartes les plus faibles, les patiences qu'on faits devant le temps à tuer avec trente deux cartes, cinqante huit pourquoi pas ; et quand les places se vident, elles aménagent les vides où mettre à mort les instants passés, les instants à venir.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

l'enfer n'est-il pas toujours pavé de bonnes intentions ?!

Lagunedune