9.12.07

quelque part

le matin

c'est vide, il se penche à mon oreille et il me dit combien le vide me ressemble ce soir, je lui dis c'est le matin, il répète ce soir le vide ressemble à la manière que tu as de marcher sans vraiment aller quelque part, je m'arrête, il disparaît.

7 commentaires:

Prax a dit…

Tu préfères déambuler que marcher ?

Omne a dit…

Vide comme jamais ne saurait l’être. Comme ne saurait l’être la voix qui le-lui dit à l’oreille.
Dis-lui comme il ressemble ce soir, se dit-elle sans doute ; et fini par le lui dire : comme son pas qui ne cesse le lui dit, à elle, que c’est vide.
Alors que cesse pour qu’il s’arrête ?
La conscience du ?
Ou la fin, justement de ce dans quoi il marchait, vers nul vraiment ?

Anonyme a dit…

Peut à toi, vaut la peine de sourire et donner au vide le chocolat chaud ?

Un peu plus à l'Est... a dit…

...finalement est-ce que voir trop loin, c'est se pencher sur le vide. Nous avions tiré des plans (pourtant modestes) sur la comète, et puis nous sommes perdus de vu. Dommage, mais charmant, j'aime cette perspective. Je me décide à retracer les miennes, après un long mois d'absence-errance. A défaut de pouvoir faire autre chose, je t'invite à venir jeter un oeil du côté de mon Est, jusqu'à maintenant un peu déserté. Nous devions nous voir avant mon prochain départ. Je suis à Berlin dans une semaine, et puis la fac et puis la fin de l'année et puis ... si on tentait de tout reprendre du début...?

Bien à toi,

Mk*

brigetoun a dit…

un vrai dialogue

Arnaud Maïsetti a dit…

@prax : m'en aller, plutôt.

@omne : voix du nul vraiment, voix qui du vide, arrache un peu de l'autre, pour s'arracher au vide, et se donner à l'autre.

@anonyme : ? (mais d'accord pour le chocolat chaud !)

@marion K : se voir avant Berlin : oui - rue paradis n'est pas loin... (quant à ton Est, je ne manque pas de m'y perdre...)

@bridgetoun : un dialogue différé, malheureusement - mais : oui... en somme, un dialogue à contretemps...

G.R. Cingal a dit…

Le vide se fait. (Se marche.)