18.1.08

malgré soi


Le glacis pressé et envieux des avenues ouvertes aux courants d'air, le glacis étranger à tout lieu, des lieux où le seul pouvoir laissé est un pouvoir de vente, d'achat soldé comme des aumônes aux ayants droit : aux ayants cause.

Sur la toile, imaginer le roulis des pas, le claquement sourd et déterminé des marches dirigées contre l'attente. Fermer les yeux, imaginer une seconde et se laisser porter par le bruit, remplir avec le bruit les blancs de la toile. Ouvrir les yeux, s'étonner de l'immobilité de tout ça malgré les changements perpétuels de foule : une seule et même foule interchangeable.

Sa place ici ?

Déterminer un point de la toile où le mouvement ne serait pas de fuite, mais de concentration des forces. Un point où le glacis précieux et vain s'effacerait pour laisser place à ce qui se cache derrière - féerie pour une dernière fois.

Se tenir ici, immobile, comme jurant avec le reste ; et malgré soi, comme justifiant tout le reste. L'attente pour solde de tout compte.

2 commentaires:

Omne a dit…

Stopper. Qu’importe où, comment, finalement. Puisque le monde autour ne cesse tant pas qu’immobile ou tout comme.
Essayer qu’en cessant, le reste de même.

Et toi tel que toujours ?

brigetoun a dit…

et devenir ainsi un centre