10.1.08

toujours déjà perdu


« Le contretemps, c’est peut-être différemment l’attente du retour en arrière par une rétrospection où s’illusionne un présent qui s’est toujours déjà perdu parce qu’il n’a jamais été. »

Maurice Blanchot, Une Voix venue d'ailleurs

En arrière, il y a mes propres pas, la direction jusqu'ici s'annule ; au devant, tout le possible étalé dérisoirement, la promesse qui se donne déjà comme impossible ; et de chaque côté, à droite comme à gauche, ce lent défilement des murs qui se déplace à mesure que j'avance, corridor si haut empêche les cris d'atteindre la ville derrière, forêt que la lumière traverse : lumière filtrée par ces branches qui l'emprisonnent.

2 commentaires:

Prax a dit…

Les branches emprisonnent la lumière, s'en nourrissent et nous laissent des miettes de photons.

Arnaud Maïsetti a dit…

... dont on fait des festins