18.3.08

au beau milieu


le sol de ma chambre est invisible, il se confond avec mes pas, et quand je dors, quand au beau milieu de la nuit je me réveille debout, les bras portés en avant comme pour ne pas tomber et me raccrocher au premier pan de mur qui saura me soutenir, je baisse les yeux, et je ne vois rien que cette profondeur invisible dans laquelle je marche, dans laquelle je suis pris ; le sol de ma chambre est en jonc de mer, il commence à s'effacer - sous le sol, il ne me reste que le bruit de mes pas, et quand je m'arrête, les murs avec ce bruit s'éloignent.

2 commentaires:

Un peu plus à l'Est... a dit…

Schön - j'aime quand tu dis "je"

Prax a dit…

je visualise bien le mur s'éloignant avec le bruit.