30.3.08

un mensonge


dans un coin de la chambre, entre le plafond et l'angle d'un mur, ai déposé quelques pensées pour plus tard - ai suivi le fil d'autres qui m'ont conduit nulle part - ai voulu me retourner ; tout oublié de ce qui tout à l'heure paraissait si essentiel. Sans doute un mensonge, dit-elle comme pour me rassurer : phrase qui, de manière incompréhensible, me fait d'autant plus regretter l'oubli, et m'empêche de penser à autre chose.

4 commentaires:

brigetoun a dit…

j'en ai mis de coté un peu partout, il y en a que je croyais avoir laissées dans un coin de murs parisiens et qui reviennent, parce que bien sûr quand je viens les reprendre ne veulent pas ou se cachent, et arrivent lorsque je ne leur demande rien
(merci pour le plaisir grave que j'ai eu à lire votre livre, devenu plu grand avec l'arrivée de l'homme sur le pont, et la suite - réserve pour les pages isolant votre génération (accessoirement la vie en temps de guerre peut être tout aussi ordinaire, un peu moins libre seulement, et avec un tragique un peu plus évident))

Arnaud Maïsetti a dit…

"écrire, c'est penser contre soi" (alain bosquet)

[et merci de votre lecture...]

Olga a dit…

C'est étrange, un fil rouge (mais transparent), dans vos billets: l'enfermement, le dedans ou le dehors...

Arnaud Maïsetti a dit…

sans doute entre le dehors et le dedans, ce filet de voix qui s'échappe.