28.4.08

mon ombre


on s'en saisissait comme du sable, et il ne restait entre nos ongles qu'un peu de terre, mon ombre sous mes pieds, et qui me faisait trébucher - quand je me retournais, elle me devançait déjà, et quand je m'arrêtais, elle s'allongeait, et ployait : impossible de repartir, sauf à la tirer, comme un sac, derrière soi. Il a fallu la prendre de court, la déposer dans un coin de la ville, l'arracher au plus vite de soi, et s'inventer un autre passé.

3 commentaires:

Akinol a dit…

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DANIELE MOMONT a dit…

« Oui, je marchais accompagné de mon ombre. Et, en arrivant ici, j'avais dû la confier au gardien de la porte. “C'est interdit d'entrer dans la ville avec ça, m'avait-il dit. Ou bien tu abandonnes ton ombre, ou bien tu renonces à entrer ici, que choisis-tu ?” »

Arnaud Maïsetti a dit…

une obole au passeur ? mais les cours avait monté, entre temps - comment faire.