24.5.08

[avec le feu]

Jouer avec le feu, ça ressemblait à une invitation, à une promesse. On aurait laissé courir nos doigts à la surface de la flamme, on aurait joué longtemps à la brûlure, au moment où le désir se change en douleur. On aurait joint nos paumes, on aurait fermé les yeux, apprivoisé les règles du jeu. Et dans nos têtes, on aurait regardé, de loin. Les corps qui prennent vie - qui s'absorbent l'un dans l'autre, l'un par l'autre saisis ; la souplesse du monde rejointe ; le silence des gestes lentement échangés, lentement bus au moment de leur imminence, à l'instant de leur disparition : et tout qui s'évanouit dans un crachat. La flamme brûlée avant d'avoir atteint la cire froide ;

***

2 commentaires:

Prax a dit…

Le conditionnel est un temps auquel il manque souvent la condition initiale

Marion a dit…

les flammes brulees finissent-elles forcement en cire froide ?
Comme dit l'Autre, rhallumer des volcans eteints... les vies sont toujours des songes evanouis, oublions les conditionnels.
depasse le temps, ne bats plus a contre-temps mais devant lui, fuis la fuite avant qu'elle n'engloutisse tes secondes. le temps non vecu n'est pas du temps, n'est pas compte.