11.5.08

brûlée


espace blanc, ville brûlée au blanc qui la constitue, territoire vide qui se vide quand on le pénètre, qui s'enfuit devant chacun de nos pas, ciel blanc, paysage si long, colline blanche derrière laquelle rien ne bascule, arbres blancs, soleil plus blanc encore qui déchire les yeux et imprime à la rétine blanche des visions blanches qui ne s'effacent pas, maison blanche et blanchie encore à la craie râpeuse de la pluie, ville qu'on cherche derrière la vide.

3 commentaires:

Prax a dit…

ville qu'on trouve derrière son trop plein

brigetoun a dit…

lumière blanche qui bouffe
pierres blanches des collines = notre "midi"

Arnaud Maïsetti a dit…

@prax - et qui déborde

@brigetoun - "Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée !"