18.5.08

comme de la fumée


Le bruit de la route s'estompait, la lumière changeait à chaque seconde, nuage après nuage, le soleil peinait à se dégager du ciel pour s'imposer ici. Dans l'esplanade vide, on respire l'air de demain, hier est si semblable à aujourd'hui qu'en s'immobilisant il risque d'engourdir chaque chose dans l'inertie. Sur le sol, les ombres se forment et s'effacent selon le caprice du vent. On reste là aussi peu longtemps que possible. Quand on part, on laisse plus que l'orage derrière soi. Ces vers de Verlaine - "L'ombre des arbres dans la rivière embrumée / Meurt comme de la fumée"

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Combien ô voyageur, ce paysage blême
Te mira blême toi-même, Verlaine
Merci

Arnaud Maïsetti a dit…

"Le Rossignol, qui du haut d'une branche se regarde dedans, croit être tombé dans la rivière. Il est au sommet d'un chêne et toutefois il a peur de se noyer ..." Cyrano de Bergerac