17.5.08

de là

en faisant coulisser la rue sur le soir, ce qui se laissait voir, c’était au loin la descente vers toi, au près l’impossibilité de rejoindre, et de là, une immobilité pénible, un entre deux qui prenait toute la place. Alors s’asseoir ici, et faire le compte. Sur le mur – « faut-il croire les mimes sur parole ». Un livre dans la poche. Se mettre à le lire sur le champ. Prendre des notes pour plus tard. Le temps n’est pas passé. Mais autre chose que lui, de plus sourd et de plus lâche, de plus désœuvré – qui se nomme peut-être l’attente, ou plus sûrement, demain (il fera jour).

5 commentaires:

Prax a dit…

l'attente passe quand le temps ne passe pas.
Parfois, tu as de telles fulgurances que je devrais en rester muet.

brigetoun a dit…

avoir toujours un livre sur soi

Marion a dit…

l'attente, reine intrinseque, tourmente les presents, tremble les espoirs lendemains desoeuvres ou oeuvres par les secondes. si le temps ne passe pas, il est la vague entiere, il submerge, il grapille comme un chien errant dechiquetant la nuit pour laisser apparaitre le jaune, flou incertain, mais jour.

Arnaud Maïsetti a dit…

@prax - à force d'attendre on finit par ne plus attendre : alors, si tu ne l'attends plus, je n'oublie quand même pas que je te dois un colis (pardon d'être si lent pour ces choses là)

@brigetoun : et un stylo à portée de livre

@marion : quand la vague est passée, il y a tout à reconstruire (...)

Marion a dit…

ou tout a abandonner.
il faut savoir - de temps en temps- de temps en mouvement- partir.
partir pour trouver un retour, revenir au temps, celui d avant.