22.5.08

et se recomposer


Il pleut dans le couloir - sur le sol des flaques plus grandes et plus humides qu'au dehors. Il pleut ici quand dehors, c'est grand ciel clair et dégagé. J'entends les slogans, le bruit de la rue qui manifeste, des mots découpent jusqu'ici leur scansion régulière et obsédante, jusqu'à perdre sens, et se recomposer. Il pleut dans le couloir, on écope patiemment les traînées du soir en attendant. Nous ne sommes nulle part à l'abri.

8 commentaires:

brigetoun a dit…

un similaire à la Défense arpenté pour suivre quelqu'un dans la mort pendant plus d'un mois
l'horreur tranquile de cette humidité suintante

Marion a dit…

"Nous ne sommes nulle part à l'abri."
alors pourquoi cherchons-nous sans cesse à nous abriter ?

Prax a dit…

Sortir de l'abri pour se sécher au grand air est un paradoxe délicieusement urbain.

Marion a dit…

tu préfères sortir au grand air et te sécher à l'abri ?

Il faudrait savoir se sécher au grand air et à l'abri, s'offir aux deux.
Peut-être.

Arnaud Maïsetti a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Arnaud Maïsetti a dit…

@brigetoun : où le jour et le nuit possèdent même lumière artificielle et obscure - oui.

@marion - prax : dans nos ville, ce qui sépare l'abri du grand air est si peu discernable...

Marion a dit…

n'y aurait-il finalement pas de sortie ?
l'air, un ersatz d'interieur ?

je regarde par la fenetre: qui est du cote exterieur de la vitre ?

Arnaud Maïsetti a dit…

@marion : http://www.tache-aveugle.net/spip.php?article196