1.6.08

se détacher

non, ce n'est pas impossible, ce n'est pas tout à fait improbable, dehors, c'est comme s'il ne faisait jour que par habitude, mais demain, après-demain, ce sera autre chose, ce sera l'un après l'autre chaque moment traversé pour lui même, ce sera comme pour toujours - ces derniers jours, cette pensée, qui revient sans cesse : et cette semaine essayer sans images (parce que cette semaine, depuis lundi et ce type au pigeon, ne pas sortir une seule fois, rester à l'intérieur, aucune image ne vient de l'intérieur) essayer sans images d'engranger en se disant que ce n'est pas impossible qu'une semaine suive celle là, qu'une semaine autre est possible ; en attendant, cette chanson en contrepoint, à repasser pour la voix, pour la tenue déchirée de la voix, pour la tension de chaque mot, et pour l'affaiblissement, défaite qui n'a pas dit son dernier mot, pour cette promesse qu'on se fait à soi pour ne surtout pas la tenir, mais à distance, la possibilité d'un lendemain.

4 commentaires:

Prax a dit…

retraite visuelle pour plonger dans les images intérieures

brigetoun a dit…

horrible chose - vous dites si bien ce qui est en moi devant cette semaine que cela le renforce

DANIELE MOMONT a dit…

L'oreille troquée contre l'oeil.
Avancer dans tous les sens quoiqu'avec méthode et tension.

Arnaud Maïsetti a dit…

@prax : la voix de joan baez est si évidente pour cela.

@brigetoun : mais chose implacable, et "incontournable"

@daniele momont : long immense et raisonné (oui, raisonné) dérèglement de tous les sens (et dans tous les sens : donc.)