10.7.08

attente (et fin)

Dans l’attente, ce n’est pas le temps qui passe sur le corps, non ; ce n’est pas non plus l’absence de temps vraiment qui brûle ; mais c’est le temps achevé qui jamais ne s’achève, ni ne s’achèvera : celui qui s’annonce et n’arrivera pas – dans l’attente, la douleur n’est pas le temps passé comblé, mais ces heures à venir qu’il faudra toutes traverser, en laissant sur chacune d’elle, la force de croire qu’une lointaine déterminera le terme.

2 commentaires:

Olivier a dit…

Et (re)début.
Au bout de l’attente. Retrouver peu à peu, j’espère, au bout du fil, dans le noir, les mots réguliers et leurs boucles.
Bravo.

brigetoun a dit…

il n'y a qu'un bout de l'attente