22.7.08

la douleur


On range - le matin, au lever, on ouvre les rideaux sur la lumière et on laisse entrer le bruit dans la chambre, attendre qu'il l'emplit jusqu'aux moindres recoins. Je crois que Duras refaisait consciencieusement son lit avant de commencer ses dictées à moitié chuchotées ou criées dans la grande maison de Neauphle. Faire place nette, laisser derrière soi quelque chose d'aussi parfait qu'un pli avant la douleur d'écrire (et si on n'en revenait pas : est-ce qu'on voudrait laisser son lit défait ? Est-ce qu'on supporterait de laisser en amont de soi, un tel désordre en testament ?). Ranger donc, aussi. Ne rien laisser dans la chambre qu'un ordre qui mime l'ordre qu'on voudrait devant soi piétiner, déformer. Voilà. Tout est en ordre. On peut commencer. Prendre la parole. A qui - c'est une première question qu'on ne peut pas esquiver, et qu'il faut traverser pour écrire. Ecrire, ce ne serait pas répondre à cette question - mais la traversée de cette question que l'écriture peu à peu formulera au plus près, au plus profond (et continuer)

3 commentaires:

Prax a dit…

Les soirs où je n'arrive rien à écrire sont donc la suite de matins où je n'ai pas fait mon lit.

Anonyme a dit…

Vous le savez sans doute, ma bio de B. Cantat, aux éditions Scali, est bien sûr disponible partout en France: "Un noir désir, Bertrand Cantat", Andy Vérol, Editions Scali, avec une excellente présentation de Patrick Eudeline.

Mais il y a aussi ce roman que je défends bec et ongles, interdit d'articles dans la grosse presse pour cause de "roman trop trash", ben voyons. C'est plus parce que j'y secoue leurs grosses gueules bien installées et leurs certitudes qu'ils nomment intelligence, qu'ils se refusent à se faire caresser par ma bête littéraire. Fort heureusement, très soutenu par les marges, les mondes alternatifs, "Les Derniers Cows-boys français" vit sa vie entre les mains de nombreux lecteurs. Mon éditeur, Pimientos, a créé une collection offensive ambitieuse: Pylône. Voilà, vous savez presque tout, et si vous en voulez encore, des infos, vous tapez "Andy Vérol" avec vos doigts boudinés/osseux, sur les gros méchants moteurs de recherche (j'suis sûr qu'il y a des esclaves qui pédalent pour faire mouliner la recherche, j'suis sûr han).

Je ne vous aime jamais.

Andy Vérol

Anonyme a dit…

Every time I try to change the computer, that I first registered my iPhone to, it says that I will lose all the files that I have purchased. Now I think that is stupid and I am not going to re-purchase everything. Especially when I was under the undestanding that the iPhone was portable between computers.



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