6.8.08

les cartes

Sur les murs écrasés d'habitude, on suit le vague chemin de piste des cartes étrangères à toute direction - et quand on se perd, on continue. Les façades se fissurent comme des peaux, en suivant la ligne des rides, on ne trouverait que son doigt, cherchant encore l'origine de l'origine. Les cartes aux murs ne mentent pas, viscères du monde étalées en plein jour sur le sol intact des façades.

2 commentaires:

brigetoun a dit…

ne mentent peut être pas, mais peuvent me faire voyager très loin

Arnaud Maïsetti a dit…

"Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination.
Tout le reste n’est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force.

Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C’est un roman, rien qu’une histoire fictive. Littré le dit, qui ne se trompe jamais.

Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux.

C’est de l’autre côté de la vie."

c.