8.10.08

chutes




(de la moitié du temps qu'il me reste (après l'avoir retranché des chutes accordées aux besoins d'une vie administrative aberrante), il ne me reste qu'une part infime : un tiers s'évanouit sans que je m'en aperçoive, l'autre tiers s'achève quand je commence (et son commencement est la marque même de son achèvement) - le dernier tiers est terrassé de fatigue au moindre mouvement. Alors, soit je prends le parti du temps qui précède (et je m'en porte mal (culpabilité de temps qui va passer sans moi)) - soit j'opte pour le temps qui arrive (et je ne le supporte pas (souffrance de laisser devant moi une table, un bol à peine refroidi de bananes coco) - mais je n'ai pas d'autre luxe. Equilible impossible pourtant.)
De quel temps vivant le temps mort pourrait me laisser - le soir tombe devant moi, et c'est lui qui me délivre, qui me porte. M'avale. Finira par ne plus pouvoir me cracher. Mais c'est le prix à payer - et j'accepte.


3 commentaires:

brigetoun a dit…

vient un temps où il n'y a plus de temps, et c'est affolant, un temps

Prax a dit…

Peut être qui si tu remplaces le bananes coco par une baguette beurrée, tu vas obtenir l'énergie te permettant de prolonger le temps sans fatigue.

gmc a dit…

étant donné qu'aucun physicien ne sait dire ce qu'est le temps, de quoi parle donc ce post?