4.10.08

les toiles filées


de clocher à clocher, de fenêtre à fenêtre - ces chaînes d'or qu'on tend par dessus le vide et sur lesquelles le moindre pas hésitant frôlé par le vertige est une danse. Sous le ciel dont on ne voit toujours qu'une partie, la partie la moins désirable, toujours, et qu'on laisse dans le dos, sous le ciel dont on n'est qu'une partie, la plus malléable, peut-être, mais la moins docile, sous le ciel on avance. On ne se demande pas vraiment pourquoi la toile est tissée. On ne se demande pas vraiment non plus si on a raison, si on a tort. C'est juste que si l'on s'arrêtait pour toiser la terre, on risquerait de tomber. Sur la toile, on ne parle pas de conversion à infliger. On tremble quand les fils tremblent un peu, et c'est comme dans le vent, les nuages qui s'emportent d'impatience. On avance. On n'est pas seuls. On avance simplement comme si on pouvait continuer d'avancer. On voudrait marcher, et quand le pas se pose, c'est alors qu'on danse.

3 commentaires:

jeremie a dit…

Je pensais que tu n'avais peut etre pas internet la ou tu es, alors j'avais repondu moi meme a l'espece de type qui te traitait d'oracle mutant…

Pardon, j'espere que tu ne m'en veux pas, et qque tu "valides" a peu pres mon message…

brigetoun a dit…

oui s'arrêter est dangereux
Mais parfois on vous remet dans le flux, ou on y revient après s'être extirpé de la tentative de compréhension

Prax a dit…

On commence toujours par marcher et on finit par danser.