4.11.08

avant


On imagine (de l'autre côté de la fenêtre, au même moment, on décide sans doute de l'organisation du monde, on s'apprête à faire du changement une manière d'incarner un discours politique (à défaut d'autre chose), (et se dire que le changement (le mot) suffit à décrire un geste, une morale, une posture) : là-bas, les choses seraient sur le point de basculer (sur quel versant voudrait-on me pousser) ; de l'autre côté de la mer, on fait la queue pour le reste de ceux qui attendent (un chiffre, un visage, une couleur), on voudrait appeler ça de l'histoire, mais c'est juste ce soir une fenêtre de l'autre côté de la rue allumée plus longtemps qu'hier, et demain, ce sera autre chose). Alors, on imagine et capte un peu de lumière tant qu'il en reste, avant que le cadre ne se dérobe.

4 commentaires:

brigetoun a dit…

aimer cette lumière même si on la sait fugace

Prax a dit…

je ne sais pas si cette lumière au-delà de l'océan a une vocation éclairante ou juste signalétique comme les hôtels de Las Vegas.

ariane a dit…

je râle contre les rhétoriques du changement, mais quand on est dans un pays ici où on est soignés sans trop d'histoires, et où vivre est considéré comme normal, le mouvement va souvent vers un mur, alors pour cette fois, oui je me prends à croire à un peu de récit, et la lumière reste allumée. en attendant demain autre chose, aussi,bien sûr.

Arnaud Maïsetti a dit…

@brigetoun : aimer cette lumière parce que l'on sait fugace...

@prax : ou juste une minuterie ? une veilleuse ?

@ariane : http://fr.youtube.com/watch?v=lM5BvdKKPms&eurl=http://www.liberation.fr/monde/0101167218-le-changement-est-arrive
Le récit qu'il raconte, et le récit que ça raconte - et demain autre chose, oui - mais pourtant.